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Frais de placement : ce qu’un écart de 1 % peut changer sur 25 ans

Photo du rédacteur: Paul Constantinescu
Paul Constantinescu
13 sept.
4 min de lecture

Un écart de 1 % paraît modeste. Dans une facture de 100 $, il représente un dollar. Dans un portefeuille qui évolue pendant des décennies, il s’applique cependant année après année, sur une valeur qui change. C’est pourquoi les frais méritent une vraie conversation.


La Science de l’investissement ne consiste pas à chercher un chiffre magique. Elle consiste à comprendre les variables contrôlables, les compromis et les conséquences probables. Les frais font partie des variables que l’on peut observer, comparer et remettre en question.


Les frais réduisent le rendement disponible

Les placements peuvent comporter différents coûts : ratio de frais de gestion d’un fonds, frais de conseil, frais d’administration, commissions ou coûts de transaction. Certains sont intégrés au produit, d’autres apparaissent séparément. Leur présentation varie, mais leur effet économique est le même : ils réduisent la part du rendement qui reste à l’investisseur.


L’Autorité des marchés financiers rappelle que des frais plus élevés ne signifient pas nécessairement un meilleur rendement. Elle invite aussi les investisseurs à consulter l’aperçu du fonds et à utiliser son calculateur pour visualiser l’effet possible des frais.


Exemple hypothétique sur 25 ans

Prenons un placement initial hypothétique de 100 000 $, sans ajout ni retrait. Supposons un rendement annuel constant de 5 % après certains coûts dans un premier scénario, et de 4 % dans un second scénario, soit un écart net de 1 point de pourcentage.


  • À 5 % par année pendant 25 ans, 100 000 $ deviendraient environ 338 635 $.

  • À 4 % par année pendant 25 ans, 100 000 $ deviendraient environ 266 584 $.

  • L’écart final serait d’environ 72 051 $.


Ce calcul illustre la capitalisation. Il ne prédit aucun rendement. Il suppose des taux constants, ignore les impôts, l’inflation, les cotisations, les retraits, les fluctuations et d’autres coûts possibles. Dans la réalité, les rendements changent et l’écart de frais peut aussi varier.


Un point de pourcentage n’est pas toujours un point de frais

Il faut comparer des éléments équivalents. Un rendement brut moins un ratio de frais n’est pas nécessairement comparable à un rendement déclaré après tous les coûts. Un relevé peut montrer les frais payés directement sans afficher de la même façon les coûts internes d’un fonds.


Avant de conclure, demandez quel chiffre est brut, quel chiffre est net, quelle période est utilisée et quels services sont inclus. Sans cette base commune, une comparaison peut sembler précise tout en étant trompeuse.


Le moins cher n’est pas automatiquement le meilleur

Les coûts comptent, mais ils ne sont pas la seule dimension. Une solution peut inclure la conception du portefeuille, la planification, la coordination fiscale, les suivis, l’accompagnement lors des baisses et l’aide à la mise en œuvre. La vraie question est de savoir si vous comprenez les services, si vous les utilisez et si leur valeur est cohérente avec leur coût.


À l’inverse, payer davantage pour une complexité inutile, des transactions fréquentes ou une promesse floue n’est pas une preuve de qualité. La discipline commence par la transparence.


Cinq questions à poser

  • Quel est le coût total annuel, en dollars et en pourcentage, pour mon portefeuille?

  • Quels coûts sont intégrés aux produits et lesquels me sont facturés directement?

  • Quels services précis sont compris et lesquels sont facturés séparément?

  • Existe-t-il une solution plus simple ou moins coûteuse qui répondrait au même besoin?

  • Comment ces coûts influencent-ils mon plan, mon niveau de risque et mon rendement net attendu?


Les frais doivent être lus avec le risque

Deux portefeuilles qui n’ont pas le même niveau de risque, la même répartition ou le même objectif ne devraient pas être comparés uniquement par leur rendement récent. Un résultat plus élevé peut simplement refléter une exposition plus forte à un marché qui a bien fait pendant la période.


Le même principe vaut pour les frais. Un coût n’est ni bon ni mauvais en isolation. Il doit être évalué avec la stratégie, la diversification, la fiscalité, le service et la capacité de l’investisseur à suivre le plan.


Passer de la curiosité à une décision

Commencez par rassembler les relevés, les aperçus des fonds et l’entente de services. Convertissez les pourcentages en dollars. Puis demandez une explication simple de chaque ligne. Une structure que vous comprenez est plus facile à surveiller et à améliorer.


Notre article sur la gestion active et indicielle aide à replacer les coûts dans les données disponibles. Vous pouvez aussi lire comment choisir des placements selon les objectifs, le risque et les frais ainsi que notre page sur la Science de l’investissement.


Une meilleure question

Au lieu de demander seulement « combien cela coûte? », demandez « qu’est-ce que je reçois, qu’est-ce que je peux contrôler et comment ce choix soutient-il ma vie? ». L’objectif n’est pas de gagner une course au plus petit chiffre. Il est de prendre une décision informée, disciplinée et cohérente.


Communiquez avec Financière 360 pour revoir ces questions dans le contexte de votre plan.


Source et limites

Le calcul présenté est hypothétique et éducatif. Il ne constitue ni une projection ni une recommandation de produit. Une comparaison complète doit tenir compte de la fiscalité, des services, du risque, de l’horizon et de la situation de l’investisseur.

 
 
 

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