Gestion active ou indicielle : que permet vraiment de conclure la recherche?

Faut-il choisir la gestion active ou la gestion indicielle? La question est souvent présentée comme un duel entre les gestionnaires qui sélectionnent des titres et les fonds qui cherchent simplement à suivre un indice. Pour moi, la vraie question est plus utile: quelle méthode offre un processus compréhensible, diversifié, raisonnable en coûts et assez discipliné pour être maintenu?
Ce que mesure SPIVA Canada
Le rapport SPIVA Canada, fin d’année 2025, publié par S&P Dow Jones Indices le 5 mars 2026, compare des fonds canadiens gérés activement à leurs indices de référence sur différentes périodes.
Pour l’année 2025, le rapport indique qu’en moyenne 85,4 % des fonds actifs des catégories analysées ont obtenu un rendement inférieur à leur indice. Dans la catégorie actions canadiennes, la proportion était de 93,4 % sur un an et de 98,8 % sur dix ans.
Ces résultats décrivent un échantillon, des catégories et des périodes précises. Ils ne prouvent pas qu’aucun gestionnaire actif ne peut surpasser son indice. Ils montrent plutôt que sélectionner à l’avance ceux qui réussiront, puis maintenir ce choix, constitue un défi sérieux.
La gestion indicielle n’est pas une absence de décisions
Choisir un indice exige encore de décider quelles catégories d’actif détenir, dans quelles proportions, à quel coût et dans quels comptes. Deux fonds indiciels peuvent suivre des marchés différents et produire des expériences très différentes.
La diversification doit aussi être examinée. Plusieurs fonds, actifs ou indiciels, peuvent détenir les mêmes entreprises. L’étiquette du produit ne remplace pas l’analyse du portefeuille complet.
La gestion active doit expliquer sa proposition de valeur
Une stratégie active peut viser un risque particulier, une catégorie moins bien couverte par les indices ou une méthode de portefeuille différente. Mais elle devrait pouvoir expliquer clairement son objectif, son indice de comparaison, ses coûts, son processus et les conditions dans lesquelles elle pourrait échouer.
Le rendement récent ne suffit pas. Une bonne période peut provenir d’un style favorisé temporairement, d’une concentration plus élevée ou d’un risque qui n’est pas encore apparu.
Sept questions avant de choisir
1. Quel rôle ce placement joue-t-il?
Croissance à long terme, stabilité, revenu, diversification ou protection d’un projet rapproché ne demandent pas le même outil.
2. Quel est le bon indice de référence?
Comparer un fonds à un indice qui ne reflète pas son univers, sa devise ou son niveau de risque peut donner une conclusion trompeuse.
3. Quels sont tous les coûts?
L’Autorité des marchés financiers rappelle que les frais directs et indirects réduisent le rendement. Comparez le coût total et les services reçus, pas seulement un pourcentage isolé.
4. La stratégie ajoute-t-elle un risque caché?
Une concentration sectorielle, géographique ou dans quelques titres peut améliorer temporairement le rendement tout en augmentant la vulnérabilité du portefeuille.
5. Le processus est-il répétable?
Il faut comprendre comment les décisions sont prises, pas seulement admirer le résultat obtenu. Un processus difficile à expliquer est aussi difficile à surveiller.
6. Quelles sont les conséquences fiscales?
Dans un compte non enregistré, le roulement, les distributions et les ventes peuvent influencer le rendement après impôt. Cette dimension varie selon la situation de l’investisseur.
7. Pourrez-vous conserver l’approche pendant une mauvaise période?
Une stratégie abandonnée au premier recul ne peut pas accomplir son travail à long terme. Le comportement fait partie de la conception du portefeuille.
Un exemple hypothétique
Imaginons deux fonds exposés aux actions canadiennes. Le premier suit largement le marché à faible coût. Le second concentre davantage ses positions et facture plus cher pour une gestion active. Le second n’est pas automatiquement mauvais, mais il doit compenser un coût et un risque de sélection plus élevés. Le choix devrait reposer sur son rôle dans le portefeuille et non sur le gagnant de la dernière année.
La Science de l’investissement comme discipline
Notre approche de la Science de l’investissement ne consiste pas à répéter qu’un produit est toujours supérieur. Elle consiste à demander quelles décisions sont soutenues par les données, quels coûts sont contrôlables et comment réduire la dépendance aux prédictions.
La discipline comprend aussi une règle de rééquilibrage et un lien clair avec les objectifs de vie. Pour examiner votre portefeuille dans ce contexte, vous pouvez nous joindre.
Ce texte est éducatif et ne recommande aucun fonds précis. Les résultats passés, actifs ou indiciels, ne garantissent pas les résultats futurs.

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